Mentoring et Design Thinking : une alliance surprenante
Equipe Unatti 4 novembre 2019
Mentoring et Design Thinking : une alliance surprenante

Le mentoring et le Design Thinking à l’unisson, oui vous avez bien lu ! Si ces deux concepts peuvent paraitre relever de domaines totalement différents, ils sont en réalité beaucoup plus proches et similaires que vous ne pouvez le croire. Un lien inattendu qui pourrait être bénéfique à votre entreprise.

Vous avez probablement entendu parler du Design Thinking ces dernières années et vous n’avez pas fini d’en entendre parler. Très sollicité dans nos programmes de mentoring, il fait partie des premiers choix de plus de 50% de nos participants quand ce sujet est proposé sur notre plateforme dans le cadre de digital reverse mentoring.


Qu’est-ce que le Design Thinking ?

La définition du Design Thinking varie énormément en fonction des experts du sujet parce que les domaines d’applications sont variés et évolutifs. Cécile Dejoux et Emmanuelle Léon, en parle dans leur livre La Métamorphose des managers à l’ère du numérique et l’intelligence artificielle comme « un mode de pensée et une méthodologie. Il s’inscrit dans un processus itératif, exploratoire qui a pour objectif d’obtenir des découvertes inattendues. La pensée design a la particularité de prendre en compte la nature émotionnelle et subjective des utilisateurs.”

 

Le Design Thinking : une approche souvent expérimentale qui nécessite un investissement de transformation majeur

Le Design Thinking est utilisé par de nombreuses grandes entreprises de secteurs variés comme Microsoft, Lego ou encore Starbucks (ElevenLessons_designcouncil.org.uk). IBM a investi 100 millions de dollar dans le développement du Design Thinking en 2013 (HBR.org_Design-thinking-comes-of-age) pour se donner les moyens d’en faire une posture d’entreprise. Mais toutes les entreprises n’investiront pas de telles sommes dans le développement du Design Thinking, trop souvent déployé en projets isolés et donc peu impactant pour l’entreprise.

La méthode n’est pas systématiquement suivie à la lettre et les résultats attendus ne sont donc pas toujours au rendez-vous. Un article du MIT Sloan Management Review (why-design-thinking-in-business-needs-a-rethink) explique que la méthodologie du Design Thinking est souvent appliquée de la manière suivante : un manager senior avec de l’expérience va superviser, en silo, des dizaines de projets à la fois. Ceci est contraire à la méthode du Design Thinking qui requiert son usage par de nombreuses équipes qui s’auto-organisent pour innover, sans risque d’être jugés pour leur prise de risques et les échecs inhérents à l’innovation rapide. L’objectif étant d’apprendre vite et de relayer les découvertes en interne, à moindre coûts plutôt que de chercher à réaliser des profits sur tous les projets initiés via le Design Thinking.

Pour bien faire, il faudrait encourager les top managers d’équipe à initier des projets via la méthode et intégrer le Design Thinking aux processus de développement d’innovation produits de l’entreprise.


Le mentoring comme outil efficace et économique pour conduire à cette posture d’entreprise

Le mentoring est demandé par 50% des Gen Y (Etude McKinsey Février 2016) et il développe les soft skills, comme la conscience de soi et l’autonomie sociale, la capacité à comprendre la situation de l’autre et ses émotions (Unatti Livre Blanc Soft Skills) et l’aptitude à construire son réseau professionnel.

Le mentoring décloisonne les fonctions et les “business units” d’une entreprise, car les binômes constitués le sont hors d’une ligne hiérarchique. C’est un élément essentiel du l’appairage. En outre les participants au mentoring le sont de manière bénévole et volontaire.

Lorsque l’on s’adresse à un individu pendant un mentoring, les expériences racontées au sein du binôme sous forme d’expériences personnelles sont bien plus marquantes qu’une formation à distance, internet ou un séminaire durant lesquels il y a moins d’interaction que sur lieu de travail. C’est précisément ce pilier de l’interaction « centrée sur l’humain » que le mentoring remet au cœur des relations entre collaborateurs.

C’est de cette proximité, dans un cadre confidentiel, sans enjeux de performance mais bien pour monter en compétences personnellement et professionnellement, que se développent des compétences telles que l’empathie, la compréhension d’une situation ou d’une problématique et des émotions qui sont au cœur du Design Thinking.


Eléments clés du Design Thinking : comment le mentoring y prépare-t-il ?

La méthode du Design Thinking fait appel à l’empathie, la créativité, le travail interdisciplinaire ainsi qu’à l’innovation. Pour développer des produits qui correspondent aux besoins et attentes des futurs clients, l’observation et l’ethnographie sont des points essentiels. L’empathie est aussi très importante pour imaginer et prédire les émotions que les futurs clients ressentent. Les données collectées via l’observation et l’ethnographie doivent être retranscrites avec des mots-clés et termes qui vont servir de base à l’équipe pour développer leurs idées.

La créativité est également essentielle pour aborder le problème sous différents angles, et penser à différentes approches et solutions pour résoudre le problème identifié. Il faut aussi faire preuve d’imagination pour stimuler l’équipe en phase de création.

Le travail interdisciplinaire joue un rôle majeur, en croisant les points de vue et connaissances des secteurs d’activité ou fonctions en entreprises pour faire émerger l’offre répondant aux besoins identifiés.

La tolérance est aussi une clé principale au bon fonctionnement du Design Thinking. Il faut pouvoir se laisser une marge d’erreur et de progression, et se donner du temps pour que le projet évolue de manière itérative en fonction des expériences menées sur le terrain.

Le mentoring s’inscrit totalement dans cette posture et permet d’assurer une cohésion des équipes hors de leur métier ou de leur ligne hiérarchique et une transmission interdisciplinaire. Un projet de mentoring réuni des personnes motivées pour participer à un projet de développement professionnel et personnel. Il permet aux participants d’évoluer à leur rythme. Au préalable, les conditions d’un projet de mentoring réussi sont d’apporter un cadre souple, les règles du jeu de la pratique, des techniques pour faciliter le transfert de compétences et une plateforme digitale comme unatti.com pour optimiser la mise en œuvre du projet. Ces conditions sont similaires à celles des projets réalisés avec la méthode du Design Thinking.

Ainsi le mentoring entraine aux comportements attendus des collaborateurs pour réussir à s’approprier et à déployer la posture de “Design Thinker” auprès du plus grand nombre et ainsi devenir seconde nature de l’entreprise, tout en participant au développement personnel et professionnel de chacun.


Article inspiré de :

Design Thinking Comes to Age, John Kolko https://hbr.org/2015/09/design-thinking-comes-of-age

Why Design Thinking in Business Needs a Rethink, Martin Kupp, Jamie Anderson, Jörg Reckhenrich, MIT Sloane Management Review https://sloanreview.mit.edu/article/why-design-thinking-in-business-needs-a-rethink/

Eleven lessons: managing design in eleven global brands. https://www.designcouncil.org.uk/sites/default/files/asset/document/ElevenLessons_Design_Council%20(2).pdf


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